La grande traversée des Aiguilles Rouges

Aiguilles Rouges, Chamonix

Point de départ : téléphérique du Brévent (2524 m)

Dénivelé positif : 930 mètres

Dénivelé négatif : 2120 mètres

Difficulté : Moyenne. Le temps de montée n’est pas énorme, mais la distance horizontale est conséquente. Un éventuel retour en arrière, dès le pont de l’Arlevet atteint, serait ainsi bien longuet…

Carte 25’000: Carte nationale de la suisse (feuille 1344 du Col de Balme), ou cartes françaises équivalents TOP 25

Carte swiss-topo avec tracé des itinéraires à ski, téléchargeable gratuitement (= zoomer pour les détails) – itinéraires 284 b puis 284 ahttp://bit.ly/1ppHwK1

Le skieur ZAG est à coup sûr adepte de découvertes et -car ça ne gâche pas le plaisir – fan d’un excellent rapport temps de montée / dénivelé de descente…

Des arguments bien présents sur la carte de visite du majestueux massif des Aiguilles Rouges, au-dessus de Chamonix (Freerando.com vous en déjà dévoilé quelques pépites : http://freerando.com/col-des-dards-une-premiere-grande-journee-de-peuf/ ou http://freerando.com/aiguilles-rouges-la-mythique-descente-du-versant-beugeant-rusee/)..

au dessus de la mer de nuage - au départ du Brévent
Au dessus de la mer de nuage – au départ du Brévent

Au départ du téléphérique du Brévent ou de celui de la Flégère-Index, il y a ainsi mille façons de s’éclater à ski dans ces grandes pentes plein Nord gavées d’or blanc, à la poudreuses type AOC contrôlée, froide, légère, onctueuse : une pub vérifiée sur presque chaque sortie !

Aujourd’hui, nous avons pour ambition d’effectuer toute la traversée des Aiguilles Rouges en partant du sommet de l’Aiguille du Brévent, au panorama à couper le souffle, pour finir tout là-bas, derrière le col des Montets, au village du Buet : il va y avoir quelques kilomètres de Grand Blanc à avaler !

Chamonix sous la mer de nuage : jour idéal pour prendre de l'altitude.jpg
Chamonix sous la mer de nuage : jour idéal pour prendre de l’altitude.jpg

1ère descente vers le pont de l’Arlevey (1597 m)

Plongée dans une belle neige froide en face nord du Brévent
Plongée dans une belle neige froide en face nord du Brévent

Après quelques centaines de mètres dévalés sur la piste Charles Bozon – notre champion du monde et médaillé olympique local (slalom) –  vous vous approchez à peine d’une première échancrure (école d’escalade du Brévent de part et d’autres) qu’il faut déjà songer à basculer dans les pentes Nord, encore à l’ombre à cette heure matinale.

Deux solutions s’offrent à vous : la 1ère pente à gauche, avant le collu (ndlr : couloir) donc, raide et avec quelques rochers affleurant, ou plus loin en rejoignant d’abord le col du Brévent (2368 m) par la ligne de crêtes.

Dans les deux cas, les pentes sont magnifiques mais vous imposent déjà de privilégier sans cesse de grandes traversées à main droite, en utilisant au mieux le terrain, façon opportuniste…

Aucun soucis : imprimer de belles arabesques droit dans la pente puis utiliser le relief pour basculer (on insiste : à droite toute) dans la combe suivante, vous savez si bien le faire !

Traverser en oblique tout ce versant pour atteindre le pont de l’Arlevey, dans le haut vallon de la Diose, après déjà presque 1000m de descente, sans aller se perdre dans les combes suspendues en forme de cul de sac des gorges principales, droit dessous, est ainsi un jeu d’enfant.

Du pont de l’Arlevey au col de Salenton (2526 m)

On boit un coup, on croque un petit quelque chose, on apprécie la solitude garantie de ce lieu unique, silencieux, abandonné (mais piégeux si le brouillard s’invite à la partie…) et nous voici déjà en train de remettre les peaux pour remonter le grand vallon menant au col de Salenton, de préférence en restant rive gauche (on peut aussi choisir le col de Bérard, plus court, ou le coup d’épée rocheux de la brèche de Salenton, plus classique).

La descente du Brévent (en vert) et la remontée au col de Salenton (en rouge) - vus depuis l'Aiguillette des Houches © Benoît Robert
La descente du Brévent (en vert) et la remontée au col de Salenton (en rouge) – vus depuis l’Aiguillette des Houches
© Benoît Robert

Ces presques 1000 mètres de dénivellation positive vont passer comme une lettre à la poste, tant le relief doux conduisant au col est propice à la randonnée à ski. Seul le soleil écrasant déjà de sa chape de plomb ces larges pentes vous fera un peu douter de la qualité de la neige pour la 2ème descente…

Le haut de la montée au col de Salenton, versant Diose
Le haut de la montée au col de Salenton, versant Diose

2ème descente par le col de Salenton et le vallon de Bérard

De belles courbes sous le col de Salenton

Cette question existentielle sur la présence ou non de la peuf rêvée sera résolue en découvrant le versant « Bérard » du col : miracle, une crête rocheuse à main droite protège providentiellement une belle combe suspendue des ardeurs de l’astre céleste et, là encore, il se pourrait bien que la neige soit froide et joueuse.

Sinon ; traversez un peu à gauche pour privilégier les pentes Sud en neige de printemps.

Plongée dans la combe suspendue sur le versant Bérard, au départ du col de Salenton
Plongée dans la combe suspendue sur le versant Bérard, au départ du col de Salenton

La seule inconnue de ces bascules sur des versants si différents tient dans la dynamique des vents, qui peuvent dégrader la neige sur un côté : c’est le cas, souvent, du vallon de Bérard par temps de bise, alors que le versant Diose est mieux protégé, tandis que par fort vent d’ouest, le contraire est probable.

Sous l'aiguille de Salenton - versant Bérard.
Sous l’aiguille de Salenton – versant Bérard.

Il ne reste plus qu’à plonger sur le vallon de Bérard pour 1200 mètres de plus de descente jouissive, rejoindre la cohorte des skieurs venant de la grande classique Crochue-Bérard, parcourir le ski-cross naturel du bas du vallon (très bien enneigé cette année), manger une croûte au fromage à l’hôtel du Buet et rentrer par la petit train panoramique sur Chamonix.

La boucle est bouclée.

Michel Piola

Tricotage autour des Aiguilles Dorées… pour une fin de saison en apothéose !

Aiguilles Dorées,
Chamonix

Altitude : 3,420 mètres
Difficulté : moyen ?
Exposition au risque d’avalanche : moyen
Altitude départ : 3,297 mètres
Altitude de mise des peaux de phoque: 2,550 mètres

Dénivelé Positif : 1,450 mètres
Dénivelé Négatif : 3,000 mètres
Orientation : Est, puis Nord et Ouest

 

La fin de saison approche et vous avez des envies de rando au long cours : cela tombe bien, tant cette boucle visitant les endroits les plus secrets du massif du Mt Blanc est faite pour vous.

La neige se fait désormais rare dans les vallées, mais elle est heureusement encore abondante en altitude, bouchant désormais bien les crevasses, gage de sécurité.

Profitez donc de l’ouverture tardive du téléphérique des Grands Montets (fermeture le dimanche 3 mai en 2015) pour gagner sans autre effort que celui imposé à votre portemonnaie (Euros 28.- la montée simple) l’altitude mythique de 3297 m au top des Grands Montets, puis par les escaliers métalliques le col peu en dessous.

Le paysage grandiose des lieux ne doit pas vous faire oublier que l’évolution se fait désormais entièrement sur glacier, et que le minimum requis est de skier avec le baudrier installé sur vous (avec une longe + mousqueton à vis sur le pontet), le matériel de sécurité (broches à glace, système de moufflage) à portée de main, et un brin de corde de 35-40m dans le sac, sans oublier l’habituel pack ARVA-pelle-sonde.

 

1er jour : col du Chardonnet et refuge-bivouac de l’Envers des Dorées

1er jour - montée au col du Chardonnet
1er jour – montée au col du Chardonnet

Ainsi parés pour toutes les éventualités, plongez alors en direction du plat du glacier d’Argentière pour 650m de dénivelé de neige décaillée à souhait (nous sommes sur une exposition plein Est) ou, si la chance vous sourit, d’une belle couche de poudreuse froide tombée dans la nuit…

Montée au Col du Chardonnet sous les piliers de l'Aiguille d'Argentière
Montée au Col du Chardonnet sous les piliers de l’Aiguille d’Argentière
Montée au Col du Chardonnet
Montée au Col du Chardonnet

Le col du Chardonnet (3223 m), 1ère étape traditionnelle de la haute route Chamonix-Zermatt est en face de vous, mais la nivologie à tellement changé que la montée traditionnelle rive gauche est devenue délicate et impose de progresser en crampons, skis sur le sac.

Progresser en rive droite est désormais plus aisé, pour autant que l’on choisisse un parcours « intelligent » évitant à la fois les cailloux pouvant tomber de la moraine latérale, rapidement plein soleil, et la chute potentielle des rares blocs de glace pouvant se détacher de la langue de glace terminale du glacier.

Arrivée au col du Chardonnet
Arrivée au col du Chardonnet

Le haut de la montée est plus paisible et l’arrivée au col débonnaire, l’altitude seule pouvant importuner ceux qui, par malchance, s’adaptent physiologiquement lentement (je vous parle là en connaissance de cause).

1er jour - descente des Grands Montets
1er jour – descente des Grands Montets

Du col, la descente sur le glacier de Saleinaz est la partie la plus technique du parcours : elle peut hélas « bouchonner » en cas d’affluence (mais, si vous m’avez bien lu, vous aurez dépassé tout le monde en optant pour la montée rive droite…).

Descente du col du Chardonnet - versant suisse
Descente du col du Chardonnet – versant suisse

Un ancrage (cordelette + anneau métallique autour d’un bloc) est installé au sommet, puis quelques relais se découvrent rive gauche. La solution généralement adoptée est de « mouliner » toutes les personnes en utilisant ces relais (2x corde de 40m minimum pour espérer passer la rimaye / niveau variable selon l’enneigement), le dernier descendant crampons-piolet en autonomie.

En bas, selon votre envie et la forme du jour, vous aurez le choix entre remonter par exemple vers le pied de la face NW de la Grande Lui pour profiter d’un surplus de belles combes plein Nord, ou de gagner directement le refuge-bivouac de l’Envers des Dorées en traversant de niveau à main gauche vers le pied des Aiguilles Dorées (15 minutes de remontée au refuge).

Devant le refuge-bivouac des Dorées

Ce bivouac refuge est l’un des plus beaux du massif, vraiment ! Propriété de la section Dent-de-Lys du Club alpin Suisse, il est conçu de façon extrêmement intelligente avec une partie publique toujours ouverte (11 places / lumière / couvertures / radio de secours / emporter réchaud et couverts) et une partie « privée » accessible seulement sur réservation (12-14 places) et bénéficiant de tout le confort : cuisinière à gaz, couverts, couettes (sac à viande obligatoire), et même en principe de boissons à disposition à la cave.

FS 15.-Euros la nuitée (E 4.- les bières ou coca): voilà de quoi adoucir un peu la précédente « douloureuse » de la montée en benne !

 

2e jour : retour par le col Droit et le col du Midi

TRACE 2e jour - montée vers le col des Plines

Vous êtes ici au cœur d’un bassin glaciaire immense et complexe, avec d’innombrables possibilités de courses et autres variantes de retour en vallée, dons les plus connues sont certainement la fenêtre du Tour et le retour par le glacier homonyme, ou la mythique descente du glacier des Grands sur Trient.*

Pour notre part, avec mon collègue Christian Hug et nos 12 valeureux étudiants de l’Université de Genève, nous avons opté, foehn oblige, pour une visite « ventée » du bassin du Tour et le retour sur le refuge Albert 1er par le col du Midi des Grands, bouclant ainsi un magnifique circuit panoramique autour du Chardonnet.

Sous le col des Plines
Sous le col des Plines
Le couloir raide sous le col des Plines
Le couloir raide sous le col des Plines
Le couloir sous le col des Plines
Le couloir sous le col des Plines
Sortie au col des Plines
Sortie au col des Plines
Au col des Plines - devant les Aiguilles Dorées
Au col des Plines – devant les Aiguilles Dorées

 

La montée au col des Plines (nommé aussi col Droit), au-dessus du refuge, est une bonne mise en bouche pour la journée, avec la fin obligée skis sur le sac, avant que quelques virages et une immense arabesque en montée main gauche ne vous fasse visiter les versants helvètes des Aiguilles Dorées, de l’Aiguille Purtscheller et des Aiguilles du Tour, jusqu’au petit col en amont de l’Aiguille du Pissoir (3420 m environ).

 

Les Aiguilles du Tour sortent de la brume sur le plateau du Trient
Les Aiguilles du Tour sortent de la brume sur le plateau du Trient

Tout, désormais est affaire de descente et de belles traces, avec quand même le passage raide (et oui ; toujours en cause cette miséreuse affaire de retrait des glaciers…) et technique sous le col du Midi, aidée pour notre part par une main courante de 50m.

Dépeautage au col du Pissoir - Au fond le Mt Blanc des Dames notre célèbre Buet
Dépeautage au col du Pissoir – Au fond le Mt Blanc des Dames notre célèbre Buet

La plongée sur le refuge Albert 1er offre alors de vastes pentes très joueuses pour nos ZAG adorés, avant que, assez bas sur la moraine, le retour sur le village du Tour ne se fasse, pour une fois grâce au retrait du glacier, en obliquant à gauche entre séracs désormais bien aplatis (méfiance quand même ; gardez un œil là-haut !) et barres rocheuses, direction rive gauche du glacier du Tour et bas de la descente du col du Passon.

Le refuge Albert 1er
Le refuge Albert 1er
Passage sous les séracs du glacier du Tour, en dessous du refuge Albert 1er
Passage sous les séracs du glacier du Tour, en dessous du refuge Albert 1er
Descente du glacier du Tour
Descente du glacier du Tour

1970 m de descente (*) depuis le dépeautage du col du Pissoir jusqu’au bus-navette vous ramenant à Argentière : qui dit mieux ?

Le blog ZAG, peut-être, à la prochaine sortie…

 

(*)Non comptés les virolets sur le plateau du Trient, soit bien plus de 2000 m de dénivellé négatif

 

 

Particularité : parcours d’altitude entièrement glaciaire / éléments techniques de descente en rappel et cramponnage à maitriser pour la descente du col du Chardonnet.

1er jour : montée 900m / descente 950 m

2e jour : montée 550 m minimum (plus vous descendez bas sur le plateau du Trient) / descente + de 2000 m (idem)

Refuge bivouac des Dorées : refuge non gardé, réservation obligatoire pour la partie privée, prévoir des Euros ou Francs Suisse pour le payement (sinon : virement postal ou bancaire), refuge très soigné ; merci de le quitter dans l’état où vous l’avez trouvé !

Coordonnées du refuge :  569’780 / 092’100

Intendant du refuge : Gilbert Maillard / Ch. De Pérose 15 – CH – 1803 Chardonne/ g.maillard@hispeed.ch / 0041 21 921 85 50

 

 

Merci à Michel Piola pour ce topo !

 

Le tour du Râteau

Le tour du Râteau
La Grave – La Meije

Altitude : 3514 mètres col de la Girose et 3357m pour brèche de la Meije
Difficulté :
 difficile
Exposition au risque d’avalanche :
 moyen/fort
Altitude départ :
 3211 mètres
Altitude de mise des peaux de phoque
: 3211 mètres

Dénivelé : 900 mètres
Orientation :
Sud

 

Quentin Lombard
Quentin Lombard @Zagskis

 

    Quentin LOMBARD

Petit-fils et fils de guide à Pralognan-la-Vanoise, je suis tombé dans
cette belle marmite tout petit… Après un parcours club classique, j’ai
décidé de déchausser (un peu) les lattes au profit des chaussons,
crampons et autres instruments de tortures.

Ma saison préférée? Sûrement l’hiver, où les jours passés ailleurs que
dans les chaussures de skis, sur les FWQ, en pente raide ou en ski trip,
sont rares… Actuellement DE ski alpin, je me prépare pour le
probatoire de l’aspirant guide de cet été.

 

 

 

 

Présentation
Pour 900m de dénivelé positif ce tour nous offre 2700m de descente divisée en trois pentes, avec trois orientations (S,E,N)! L’occasion de s’en mettre plein les jambes et plein les yeux, avec la certitude de ne pas être dérangé tant ce tour est peu fréquenté.

La réalisation de la boucle à la journée depuis la Grave exige une très bonne condition physique et une grande efficacité pour tenir l’horaire. Si on veut prendre son temps, possibilités de couper en 2 jours.

Les deux premières pentes sont assez raides, mais simples. Les Enfetchores (grand itinéraire glaciaire engagé) sont un peu moins raides, mais surtout complexes à descendre lorsque les conditions sont limites. Attention, cet itinéraire, sans être très difficile, reste en haute montagne, en altitude et demande une connaissance du milieu et du matériel, n’hésitez pas à vous renseigner au Bureau des Guides de La Grave sur les conditions ou à partir avec un professionnel de la montagne.

 

Le Topo

Traversée du Col de la Girose (3514m) :

De la gare d’arrivée du téléphérique de la Grave, monter sur la calotte qui mène au col en une traversée ascendante sur le bord gauche de la calotte ou par des lacets sur le bord droit de la calotte (tel que marqué sur la carte IGN). Du col, un couloir, exposé S, de 150m raide (40-45°), étroit par endroit et exposé permet d’accéder au Glacier de la Selle.

Traversée de la Brèche du Râteau :

Dès la fin du couloir du Col de la Girose, une grande traversée plein E, permet d’aller au pied de la brèche. Il ne reste qu’une cinquantaine de mètres de dénivellation pour aller à la brèche. Attention la montée à la brèche peut être délicate avec quelques mètres de mixte.

La descente se fait versant E dans un couloir avec un passage à 40° et une courte étroiture. Ensuite deux solutions :

  • soit, à la côte 2950m, prendre à droite en traversée. Il faut passer sur des rochers moutonnés et au-dessus d’une cascade de glace jusqu’au Glacier des Etançons. Ensuite, il faut remonter, toujours en traversée environ 300m jusqu’au refuge. Ce fut notre choix mais cette variante n’est pas toujours en condition.
  • soit descendre jusqu’en bas dans le vallon des Etançons et remonter en rive droite de la moraine jusqu’à l’altitude 2900 m, sous le refuge du Promontoire. De là, virer vers le NW pour prendre pied sur le glacier de la Meije (raide, crevasses) et le remonter pour rejoindre le Refuge du Promontoire (chemin classique depuis La Bérarde). Ce choix rajoute environ 350m de dénivelé.

 

Descente par les Enfetchores :

Descente par les Enfetchores
Descente par les Enfetchores

Du refuge, monter à la brèche, les derniers 50m se font sur un plan incliné sur la gauche de la brèche.
De la brèche, poser un rappel (un brin de 50m est nécessaire) pour descendre les rochers enneigés et rejoindre la neige pour chausser au-dessus de la rimaye.

Commencer par tirer bien à gauche (direction NW) pour aller skier les larges pentes du Glacier de la Meije puis, vers 3000m, prendre la langue glaciaire qui descend entre les deux arêtes rocheuses des Enfetchores. Ensuite skier dans le couloir principal. Attention lors de notre passage les conditions permettaient de descendre dans le couloir principal sans problème mais ce n’est pas toujours le cas, avec une descente NW dans le système
de vire (voir topo Skitour), renseignez vous
avant de partir !

Un peu avant que le glacier ne se termine, il faut prendre à droite, la pente continue à descendre vers la droite. Lorsqu’elle s’élargit, il faut retraverser alors vers l’W au point coté 2364m sur IGN (mélèze caractéristique), pour prendre pied sur la moraine puis rejoindre facilement l’itinéraire classique des vallons de la Meije (rive droite) vers 2100 m.

 

Plan IGN du Râteau
Plan IGN du Râteau

 

Point matos

Matériel de sécurité sur glacier (Baudrier, Broches…)

Corde, un brin de 50m

Piolet et Crampons

Skis : Mes Ubac XL pour profiter de leur rigidité dans la descente de la Girose et de leur largeur dans la poudreuse des Enfetchores. Avec 1,7 kg les 900m de dénivelé sont vite avalés !

Première trace dans la poudreuse des Enfetchores
Première trace dans la poudreuse des Enfetchores

 

 

IGN Râteau
IGN Râteau

 

FREERANDO : Merci à Quentin Lombard pour ce topo !

Col des Dards : une première grande journée de peuf…

Col des Dards
Versant Lac Blanc

Altitude : 2790 mètres
Difficulté : facile
Exposition au risque d’avalanche : faible-moyen
Altitude départ : 2480 m (au sommet du téléski des Crochues)
altitude de mise des peaux de phoque: 2300 m (au fond de la combe des Crochues)

Dénivelé : 500 mètres
Orientation : Nord-Est

 

TRACES montée col du belvédère
En rouge: le tracé de montée au col des Dards et à l’Aig Crochues (traitillé). En vert, les différentes possibilités de descente sous le col des Dards (le col du Belvédère, lui, est au dessus de la flèche rouge).

 

Enfin, dirons-nous… et oui, c’est beau, c’est grand, c’est jouissif tout ce blanc !

Le col des Dards, dans le secteur de la Flégère (Chamonix) réunit tous les atouts : la benne vous transporte à 1900m d’abord, puis le télésiège & téléski des Crochues vous déposent à pas moins de 2450m d’altitude. De plus, les pentes y sont plutôt stables ; l’énorme avalanche descendant de l’Aiguille du Belvédère jusqu’au Lac Blanc ne se produisant qu’en situation extraordinaire, tous les 15 ou 20 ans (c’est celle-là même qui a « soufflé » l’ancien refuge / attention toutefois aux multiples contre pentes raides pouvant « plaquer » par conditions ventées !).

Approche avant le Lac Blanc
Approche avant le Lac Blanc

 

Approche avant le Lac Blanc (verticale)
Approche avant le Lac Blanc (verticale)

 

 

Au Lac Blanc
Au Lac Blanc

 

Certes, du haut du téléski, il faut d’abord descendre un peu pour contourner la crête des Crochues, mais les grandes pentes au-dessus du Lac Blanc sont en ce moment gavées de neige, les combes surtout, emplies par ces jolis cristaux que l’on aime tant, empilés par le vent féroce de ces dernières semaines.

 

Col des Dards ou col du Belvédère ?

Montée col du belvédère - depuis le Lac Blanc
Montée col du belvédère – depuis le Lac Blanc

Vue depuis le Lac Blanc, la pente du col du Belvédère, droit en face, crève les yeux, mais elle est exposée plein Sud, pas si raide finalement et enserrée entre des parois rocheuses qui la transforment en vrai four : la bonne poudreuse tombée dans la nuit aura tôt fait de se transformer en une pâte gluante peu agréable.

C’est pourquoi je vous conseille d’obliquer à gauche en direction du col des Dards, dans des pentes Est, voire Nord-Est, actuellement juste effleurées par un soleil plutôt oblique, donc moins cruel.

Col des Dards - OK - trace dans la partie supérieure
Col des Dards – OK – trace dans la partie supérieure

 

TRACES - col des Dards - vue partie supérieure
TRACES – col des Dards – vue partie supérieure

 

Différentes sorties sont possibles, au col des Dards tout d’abord, une sorte de coup d’épée au plus bas de la crête rocheuse, à l’épaule du Belvédère, un peu plus haut à droite, ou à l’Aiguille Crochue à gauche, raide et parfois plaquée (traitillés rouge : on termine le plus souvent à pied).

Vous aurez le choix pour la descente entre de multiples combes plongeant sur le Lac Blanc, mais sachez que plus vous les choisirez au Sud (les tracés en traitillés vert), plus vous perdrez de l’altitude en traversée pour les rejoindre. La descente dans les pentes régulières à l’aplomb du col des Dards n’est souvent pas le plus mauvais choix, la déclivité étant régulière et les pentes bien larges.

Descente - sous le col du Belvédère
Descente – sous le col du Belvédère

 

Et, lorsque vous aurez goûté au fruit défendu de la bonne « peuf », vous ferez comme beaucoup : vous « repeauterez » pour un 2e tour…

 

Autoportrait UBAC !
Autoportrait UBAC !
C'est tellement bon que certains repeautent
C’est tellement bon que certains repeautent

Le bon plan : se lever tôt – je sais, ce n’est pas facile… – pour arriver à la benne avant 8h30 et la cohue. Le débit de la benne est en effet si scandaleusement faible que vous pourrez profiter quasiment seuls des pistes (ou des pentes vierges en bordure) pendant une ou deux heures, avant de vous finir les cuisses sur cette belle rando ensoleillée.

 

Merci à Michel PIOLA pour le topo, ambassadeur Zag Skis

Yukon, Canada : « de la vraie poudreuse comme on aime »

Mont Log Cabin,
Face Sud-Est

Altitude : 1715 mètres
Difficulté : 2.3 E1
Exposition au risque d’avalanche : niveau 2 terrain EXIGEANT
Altitude départ : 845 mètres pour le sommet, sinon 500 mètres pour les pentes d’Alcyon
Dénivelé : 870 mètres
Orientation : Sud-Est

 

 » Pour vous dépayser un peu, je vous emmène au Canada. Plus précisément au Yukon, à l’extrême Nord-Ouest du Canada, limitrophe de l’Alaska.

Freerando - YuFreerando - Yukon, Claude Vallier - 1

Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (1)

Aux portes du Grand Nord, l’Hiver ce n’est pas une légende. Il peut faire froid…très froid, les journées sont un peu plus courtes que dans les Alpes, alors on cherche un peu de soleil dans les pentes Sud. Pas de problème pour la qualité de la neige. En cette période de l’année, le soleil ne monte pas suffisamment haut dans le ciel pour la transformer, mais juste assez pour faire semblant de nous réchauffer un peu.


D
irection la route du Klondike Sud qui se termine en Alaska, sur les bords de l’Océan Pacifique à Skagway. De Whitehorse, seule ville et capitale du Yukon, on roule 1 heure 30 (ça dépend des pauses photos tellement les paysages sont grandioses) pour se rendre à White Pass. Quand vous arrivez en vue du Poste Frontière Canadien, il est temps de se garer. Pas de remontées mécaniques ici, mais les approches sont courtes et le ski excellent, à deux pas de la voiture.

On chausse juste après un petit canyon bien visible depuis la route.
Remontée au-dessus de la rive gauche du canyon. Au début, on chemine dans la forêt au plus facile.
Attention toutefois à quelques petites falaises en rive gauche du canyon. En restant un peu sur la crête, on évite de brasser un peu trop dans la poudre et de garder les pentes vierges pour la descente.

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 2
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (2)

 

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 3
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (3)

À la sortie de la forêt, vers 1250 mètres d’altitude, on poursuit encore jusqu’à ce que la pente devienne plus faible, il est de temps de chausser ou alors ont peut aussi continuer jusqu’au sommet 300 mètres plus haut.

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 8
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (4)

Pour la descente, il y a le choix et le ski à travers les arbres clairsemés qui sont souvent complètement couverts de neige.

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 4
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (5)
Freerando - Yukon, Claude Vallier - 7
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (6)

S’il fait un peu frais au départ, pas d’inquiétudes, les inversions sont courantes ici. L’air froid et lourd stagne dans le fond de vallée, 50 mètres plus hauts et vous voilà débarrassés du froid.

Pas la peine de se lever tôt, en janvier, le soleil arrive sur la face vers 11 heures 30, et le soleil se couche vers 14 heures 30!

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 6
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (7)

Profitez aussi de la vue qui est superbe.

Freerando - Yukon, Claude Vallier - 5
Pentes d’Alcyon, Mont Log Cabin, face Sud-Est (8)

Les pentes sont faciles à skier, et la neige est typiquement canadienne, légère et froide, de la vraie poudreuse comme on aime…et surtout, on est loin de la foule.  »

Un grand merci à Claude Vallier pour la rédaction de ce topo.

Aiguilles Rouges : la mythique descente du versant Beugeant « rusée »

L’hiver a déjà entamé sa dernière ligne droite et vous autres freeriders êtes au top de votre forme et de votre art…

Il reste à conclure la saison en beauté en parcourant l’un des plus gros dénivelé de la vallée, justement célèbre au regard de son immense descente en versant nord et de son approche (relativement) courte au départ des remontées mécaniques : la descente du versant Nord  du col de Beugeant (1300 m de dénivelé négatif pour 600m positif !).

Ce parcours est certainement le plus beaux du versant Aiguilles Rouges (massif du Mt Blanc), avec comme atout 3 variantes de descente possibles et donc une dilution assurée des skieurs : ce sera là et nulle part ailleurs que vous trouverez les dernières pentes vierges de trace du massif, longtemps après les dernières chutes de neige.

Avec son approche par les remontées mécaniques de la Flégère-Index-Floria et une montée en plein soleil de moins de 2 heures, le tout avec le Mont Blanc en toile de fond et ce rapport très intéressant effort de montée – ampleur de descente, la description peut paraître idyllique.

Mais… le compte rendu des sorties et la description des topo-guides peut alors vous faire douter : il est en effet question d’une fin  d’approche bien raide (et potentiellement avalancheuse) et d’une longueur de 40m mêlant rocher et neige sortant au col de Beugeant, équipée de pitons et gollots, sans compter un petit rappel en versant nord.

Faut-il dès lors s’alourdir en emportant moult matériel tel que cordes, dégaines, éventuellement crampons et baudrier ? Devra-t-on faire la queue là-haut en attendant que la procession des skieurs, peu aguerrie dans ce terrain et forcément lente, ne s’extraie de ce mauvais pas ?

Hélas ; la réponse est oui !!

Hum… Heureusement, en montagne, l’anticipation et même la ruse sont les clés de la réussite, c’est pourquoi, si vous le voulez bien, je vous livre en exclusivité la variante « rusée » de Beugeant !

Je pratique en effet cette façon de faire depuis de nombreuses années, à la fois pour les raisons techniques précitées (j’emmène là-haut, en tant que professionnel, des groupes de parfois 6-8 personnes, et cette fin technique n’est pas envisageable), mais aussi parce que cette variante est extrêmement sauvage et propice à la découverte de tout le versant oriental des Aiguilles Rouges.

Ready ? Suivez donc le guide :

A/ Empruntez les remontées mécaniques de la Flégère-Index, puis hissez-vous sur les amusantes assiettes du téléski de la Floria.

B/ Au sommet, plutôt que de suivre le troupeau des randonneurs s’échinant à traverser le flanc dans d’horribles traces gelées sous la Tour des Crochues, préférez la paisible descente des pistes jusqu’au premier replat et une traversée en pas de patineur (si la neige est dure ; sinon mettez les peaux de phoque déjà ici) pour rejoindre la trace précitée.

C/ Peautage général après la crête des Crochues : suivez la trace de flanc jusqu’au Lac Blanc, puis laissez successivement à votre gauche les traces du col du Belvédère et de Beugeant, pour vous diriger à main droite vers une épaule à l’aplomb de l’arête sud de l’Aiguille des Chamois (dépeautage).

 

1ère montée à peaux de phoque, avec les bassins du Tour (à gauche) et d'Argentière (milieu) en arrière plan

Bassin du Tour (à gauche) et d’Argentière (au milieu) en arrière plan.

 

D/ Il s’ensuit une longue traversée-descente, pas exceptionnelle du point de vue du ski (les surfeurs ne me contrediront pas), mais souvent en excellente neige de printemps (passez de préférence en contrebas des cônes d’avalanche), conduisant in fine dans les pentes rive droite de la combe de l’Encrenaz.

E/ Repeautage et montée au col de l’Encrenaz. La fin est raide mais rarement avalancheuse. Basculez en versant Ouest et poursuivez un petit quart d’heure pour atteindre une bosse à l’aplomb nord du col de Beugeant (on peut y parvenir, mais le haut est délicat : main courante ou rappel nécessaire).

2e montée à peaux de phoque - sous le col de l'Encrenaz

Sous le col de l’Encrenaz.

 

2e montée à peaux de phoque - sous le col de l'Encrenaz luc Dubath 2014

Sous le col de l’Encrenaz (photo de Luc Dubath)

F/ Partie grand ski : descente par l’une des trois variantes du col de Beugeant. Attention pour les variantes centrales et Est : la grande barre de rocher inférieure dans les pentes du Lavancheret se passe en « Z » et finit à gauche dans un couloir, ou alors sort à droite avant celles-ci vers les grandes pentes sous l’Aiguille de Mesure : bien observer la carte et se renseigner au préalable (photo sur camptocamp : voir le commentaire ci-dessous).

descente du glacier de Beugeant - variante ouest

Descente du glacier de Beugeant – variante Ouest.

 

Une belle poudreuse dans la descente du glacier de Beugeant - photo Luc Dubath

Descente du glacier de Beugeant (photo de Luc Dubath).

 

G/ Partie boarder-cross : fin par le vallon de Bérard, forcément tracée.

H/ Partie réconfort après l’effort : une croute au fromage maison et une bonne bière à l’hôtel du Buet, avant le retour en train (bus en saison 2014) vers les Praz de Chamonix.

I/ Partie après ski : ok, c’est vous les spécialistes sur ce coup-là…

Très bonne fin de saison à tous

 

Approche hivernale au col de l’Encrenaz :

Description complète dans la « bible » des grimpeurs : le « topo des Aiguilles Rouges II – light », en page 32

 

Note :

La montée classique au col de Beugeant est décrite sous :

http.//m.camptocamp.org/routes/45885/fr/col-de-beugeant-traversee-flegere-village-du-buet

Attention, sur la dernière photo (descente en versant N), le tracé par les pentes du Lavancheret n’est pas des plus précis… (il est plus en zig-zag). Il manque aussi le tracé de la très belle variante centrale ; un couloir (caché) entre les tracés rouge et bleu, rejoignant dans le bas le tracé rouge.

 

Un grand merci à Michel Piola pour la rédaction de ce topo.

Col de la Terrasse et Pointe de la Terrasse

Nous  avons tous été confrontés un jour à ce problème existentiel : comment allier notre sport favori, le ski, avec un moment convivial entre amis, non spécialistes en l’occurrence ?

Chamonix, en vraie capitale mondiale du ski et de l’alpinisme, regorge de lieux de sortie nocturnes, avant que des lendemains poudreux ne vous attirent en solo ou en duo en altitude, mais il y a encore mieux pour combiner ces deux activités : dénicher un refuge au charme typiquement alpin, afin que tous partagent le plaisir d’une soirée authentique en montagne, offrant également de belles opportunités en pentes vierges…

Depuis cette saison 2013-2014, le refuge de Loriaz vous offre cette possibilité, avec la particularité attrayante d’un accès hors dangers d’avalanche, fréquemment parcouru par les adeptes de la raquette.

Le confort reste dans les classiques d’un refuge de montagne (il vous faudra sortir pour vous rendre aux dortoirs et aux lieux d’aisance) et c’est bien ce que nous venons y chercher, mais l’accueil y est chaleureux, les lieux bien chauffés par le poêle à pellets et la vue sur le massif du Mt Blanc simplement extraordinaire !

Pour une fois, certes, ZAG vous fait marcher un peu plus, mais c’est pour la bonne cause : faire découvrir à votre amie(e) ou vos potes ce monde enchanteur des cimes, avec pour vous la perspective d’une escapade matinale dans les belles pentes au-dessus.

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Le 1er jour ; par le train (bus en 2014), descendez à la gare du Buet, face au téléski de la Poya et à l’hôtel du même nom. Un petit pont sur la rivière au nom enchanteur de l’Eau de Bérard vous fait gagner les pentes ensoleillées sous le hameau des Granges, puis la route forestière vous engage en forêt (en voiture ; on peut partir directement du parking du Couteray en gagnant 15 minutes).

Un peu plus loin, un embranchement vous offre le choix entre la route forestière à gauche, un peu plus longue et de préférence parcourue à la descente, et le chemin forestier tout droit, généralement tracé.

Le refuge de Loriaz, ou plutôt le groupe de chalet d’alpage du même nom, se dévoile tout à la fin, après 2 heures ½ environ de marche (780 m de dénivelé).

Refuge de Loriaz

 

Le 2e jour, pour les skieurs, surfeurs et  freeriders ; un monde plus technique s’ouvre dans les pentes au-dessus avec le classique aller-retour au col de la Terrasse (650m de dénivellation avec un dernier couloir soutenu) ou la descente du grand couloir Nord-Est de la Pointe de la Terrasse (+ 100 m de dénivelé ; voir le topo pour ces deux courses)

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En vert: l’ascension

En rouge à gauche: couloir Nord-Est de la Pointe de la Terrasse

En rouge à droite: col de la Terrasse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe d’autres itinéraires de descentes possibles, tels que les belles bascules en versant Ouest pour la descente sur le vallon de Tré-les-Eaux ou les bascules Nord sur le barrage d’Emosson, voire les couloirs (très) raides en versant Est des Cornes de Loriaz.

Pour cela, une bonne carte, les moyens d’orientations et de sécurité habituels et pourquoi pas quelques renseignements de fraîche date sur ces parcours vous faciliteront la tâche.

En conclusion, raquetteurs et skieurs se retrouveront au refuge pour fêter cette belle sortie « mixte » et entamer la descente vers la vallée de Vallorcine, tout en bas.

 

Petits conseils pratiques:

Refuge de Loriaz : altitude 2023 m / ouvert en hiver chaque semaine du mercredi au dimanche / demi-pension à 38.- Euros / mail : refugedeloriaz@gmail.com / tél : +33 (0) 450 18 04 91 / prendre baskets légers et sac à viande.

 

 

Un grand merci à Michel Piola pour sa contribution à la rédaction de ce topo.

Topo la Grande Motte

La Grande Motte est le point culminant de l’espace Killy. Cette montagne à l’accès modeste nous cache sa face la plus sauvage. On devine difficilement ce qui se cache du coté des vallons de la Leisse. Cette face n’est visible que depuis la vallée en contre bas qui fait partie du parc national de la Vanoise.

Il est possible d’y faire des runs de plus de 1000 mètres de dénivelé avec une approche nulle.
Les couloirs sont accessibles depuis le sommet de la télécabine de la Grande Motte. On ne met
les peaux que pour remonter au télésiège de la Leisse. Cela permet de ne pas se « cramer » à la
montée et de pouvoir lâcher les freins dans de super conditions à la descente. Je vais donc décrire dans ce topo deux couloirs qui sont pour moi majeurs car ils englobent un aspect montagne « ski-alpinisme » intéressant, et sont d’accès très court et facile.
Voilà donc comment profiter du côté sauvage de ce magnifique sommet, loin de la cohue des pistes, et plus proche d’une nature encore préservée.

photo 1

 

 

tracé
En bleu la face sud directe.
En rouge le couloir 3500.
-Le couloir 3500 :
Partir vers le sud en direction du col. Le départ du couloir n’est pas au niveau du téléski 3500 comme cela est souvent décrit dans les blogs. Il suffit de tirer à plat et de passer le snowpark. Facile.
De là il faut droper !
Pour rentrer dans la face il y a deux solutions :
– soit il y a assez de neige et l’on peut droper directement dans l’entrée classique.

photo 2

– soit l’enneigement n’est pas suffisant et l’on doit monter une dizaine de mètres au dessus. De là
il faut descendre dans une brèche.

photo 3 bien

La pente est très constante et ne dépasse pas les 45°.
Le couloir fait 1200 mètres, alors il faut avoir les cuisses pour enchaîner les virages.

-Le couloir direct :

photo 4
Le couloir dit « direct » de la face sud de la Grande Motte part du sommet de la calotte sommitale.
Il faut donc monter à pied au sommet afin d’atteindre l’entrée.
Attention, ce couloir est TRÈS raide. La pente dépasse à certains endroits les 50°, ce qui en ski d’ alpinisme monte la cotation à « 5.3 ». Cette descente est très délicate à faire en boucle car on ne connait pas les conditions de neige dans le couloir.
L’exposition du couloir est proportionnelle à la pente. La chute dans ce genre de couloir induit la  percussion d’objets divers, des sauts des barres et une vitesse pouvant entraîner des blessures graves. Restez donc extrêmement prudents. Bienvenue dans le monde de la pente raide… Du sommet de la Grande Motte, il faut partir vers le sud. Le couloir encaissé est étroit. Si l’on descend jusqu’au refuge de la Leisse, au fond du vallon, la descente fait quasiment 1400 mètres !

 

Comment rentrer à Tignes :
La partie rando de ces itinéraires est la remontée sur le secteur de Tignes.
Une fois au fond du vallon, il faut se diriger vers le Lac des Nettes.

photo 4

Selon les conditions d’enneigement:

– Il est possible de rester sur la gauche du lac et  de se laisser glisser au plus loin.
– On peut descendre sur le lac et mettre les peaux. Le fond de la Vallée permet de se
protéger du risque de coulée potentiel. De là, il faut remonter en direction du col de la Leisse, à l’est. Si le domaine skiable de Tignes est ouvert, il est possible de remonter jusqu’au télésiège de la Leisse, qui emmène au départ du
télécabine de la Grande Motte. Comptez 1 heure en général.
La boucle est bouclée, retour à la case départ.

 

Le conseil qui va bien :
La boucle est relativement facile à réaliser. Un bon skieur, avec les bonnes conditions et un peu
de caisse à la montée peut facilement faire deux rotations dans la journée. Le « truc » serait donc de faire le couloir 3500 en premier afin de pouvoir descendre sous la directe pour checker les conditions dans la face. Sachant que le « crux » de la descente se situe en haut, il est primordial d’avoir une vision correcte avant d’entreprendre ce genre d’itinéraire extrême.

photo -

 

 

Un grand merci à Yorick Vion .

Topos Grande Balme

Et voilà, l’hiver est de retour en grande trombe ! À l’heure où la neige tombe comme en plein mois de mars, je me suis expatrié à Tignes afin de préparer la saison et de rechausser les skis. J’ai même ressorti les peaux… Le secteur exploré est celui de la Grande Balme avec sa face célèbre qui accueillait la Freeride de Tignes. On ne pouvait échapper aux couloirs P1, P2, P3 et l’Entonnoir, grands classiques du genre avec accès sympathiques de surcroît ! Découvrez ici comment se faire plaisir à Tignes, et cela sans se démolir à la montée.

 

L’accès aux secteur :
La face de la Grande Balme est visible depuis Tignes Val Claret et le sommet du Télésiege de Tichot.

 

Photo 1

 

Les couloirs P1, P2, P3 et l’entonnoir sont visibles depuis le télésiège des Lanches. Point de départ de cette freerando.

 

Photo 2

 

Une fois au sommet du télésiège on aperçoit déjà l’accès.

 

Photo 3

 

À partir de là nous avons le choix ; soit de partir vers l’ouest et de mettre les peaux au bout de la piste en visant le point d’accès sur la photo, soit de prendre le télésiège de Vanoise qui sera un accès plus court et moins sportif. Ce télésiège amène au départ de la télécabine de la Grande Motte, au sommet du funiculaire. Il est donc possible de prendre le funiculaire mais le télésiège permet d’avoir une visu des couloirs, très important pour déterminer si l’enneigement est suffisant.

 

Arrivé au sommet de Vanoise, il faut partir en direction des pistes de ski de fond (altisurface) qui se situent en fond du glacier de la Grande Motte. Avec de l’élan, si les pistes sont damées, il est possible d’arriver quasiment au pied du ressaut sans pousser.
Le ressaut, nommé « le passage de la Grande Balme », se franchit à pied en début de saison car il est trop raide.  Plus tard dans la saison, avec l’accumulation de neige, il peut parfois se passer skis aux pieds.
A partir de là, partir plein nord jusqu’à un col très prononcé.

 

Photo 4

 

Voilà un tracé IGN afin de vous situer :

 

ign

 

Depuis le col une face d’échauffement s’offre à vous, avant gout des couloirs qui vont suivre. L’accès de P1 P2 P3 :
Il suffit alors de descendre cette zone en tirant toujours vers le nord (main droite) est de viser un dôme très prononcé que l’on contourne par la droite pour atteindre le premier couloir, P1. Pour atteindre P2 et P3, contourner complètement le dôme.
L’entrée de P2 – le plus beau des trois couloirs – est un col très large.

 

Photo 5

 

Photo 6

 

P3 est à une cinquantaine de mètres plus loin et longe une falaise. C’est un couloir très encaissé, mais suffisament large pour lâcher les freins.

 

Photo 7

 

L’accès au couloir de l’Entonnoir :
Attention ! Une corde de 60m est nécessaire pour rentrer dans le couloir. Pour atteindre se couloir, il ne faut pas contourner le dôme comme décrit dans les lignes 2. Il faut tirer à gauche du dôme sur un faux plat descendant qui va vous amener au début de la montée.
Mettre les peaux ici et monter sur le une crête orientée plein est. (Voir le tracé orange sur la photo ci-dessous.) L’accès est le même que celui amenant au sommet de la Grande Balme, mais l’Entonnoir se situe 70 mètres sous le sommet.

 

Photo 8

 

L’entrée est très caractéristique. C’est un col en forme d’entonnoir. Descendre là sur 50 mètres puis se diriger main droite pour trouver le relais de rappel (trois pitons reliés, béton !) Faites le rappel et vous y êtes, ambiance garantie !

 

Photo 9

 

Grande Balme :
Au sommet de Grande Balme, il y a deux cairns où l’entrée principale se situe, mais une entrée plus facile se trouve à droite des cairns. La variante se situe à gauche. Cette face à un potentiel énorme, à vous de choisir votre ligne !

 

Photo 10
Merci à la contribution de Yorick Vion pour ce topo !

Monte vite et descends fort !

Monte vite et descends fort !

Le concept est simple et inédit ! Le banZag est une « compétition » de freeride notée à la montée et à la descente. Pour gagner il faudra être un skieur complet, rapide à la montée, fluide et esthétique à la descente. Pour cette première édition, le nombre de participants sera limité à 100 plus 20 invités triés sur le volet… Ceux qui auront la chance de s’inscrire verront peut être Julien Lopez faire de la rando…

Au programme, une montée de 600m de D+ en départ groupé, une descente freeride, 3 juges internationaux, un BBQ, de la bière (un peu) et une grosse motivation !

Ouvert à tous, le banZag a pour vocation de rassembler freeriders, randonneurs et skieurs autour de la pratique freerando. En fait ce qu’on veut vraiment voir c’est des randonneurs faire du freeride avec des allumettes (comprenez des skis ayant moins de 80mm sous le pied) et des freeriders tirer la langue dans la montée. Qui saura allier style et rapidité pour s’imposer lors de ce premier évènement freerando?

Toute la journée, le village de marque situé au pied de l’évènement vous permettra de tester les skis Zag 13/14. Grâce à l’ANENAArva et Recco vous pourrez également  découvrir ou perfectionner votre utilisation du DVA.

Le banZag se déroulera le 30 Mars 2013 sur le domaine des Grands Montets.

 

Envie de hors-piste dans les Alpes ou ailleurs ? Tout ce qu'il faut savoir avant votre sortie est sur Freerando.com ! Au programme, de gros dénivelés négatifs pour petites cuisses en positif.